Cooking, Z and Gaming

7 juin, 2010

Les cupcakes

Classé sous Non classé — sede @ 21:53

Depuis un mois, je ne pense qu’à faire des gâteaux … des petits gâteaux tout bêtes mais où tout réside dans la décoration. Je ne sais plus comment cette idée a bien pu surgir dans ma tête, parce que vraiment, j’adore manger et j’adore cuisiner, mais essentiellement des choses salées. Et ça a toujours été comme ça, depuis que je suis toute petite. Un bonbon ne me faisait pas spécialement plaisir mais j’adorais les cornichons, le fromage … Et aujourd’hui c’est pareil. Je mange beaucoup de sucre, par exemple je sucre beaucoup mon café, mais il vaut mieux m’offrir de la charcuterie ou du fromage que des chocolats.
Bref, me voilà en train d’être prise d’une hystérie de cupcakes. C’est une véritable obsession. Je cherche une bonne recette mais je suis assez mauvais juge vu que je n’aime pas les manger. J’achète surtout des milliards de bricoles pour la déco et les couleurs : des colorants pour les glaçages, des boules de toutes les couleurs pour le dessus, et me voilà en quête de petits coeurs blancs et roses. Une stagiaire dans mon job a amené un jour des muffins au chocolat avec un coeur de nutella et des petites étoiles en sucre blanches et jaunes. Le déclic ! Ses muffins sont archi moelleux, comme ceux que l’on trouve dans le commerce, et ils sont si jolis. Je tombe complètement in love de ces trucs et elles m’apprend qu’il existent donc la version coeur. Des coeurs roses !! Pour une passionnée du rose comme moi (il faudra que je fasse un article uniquement sur le rose, c’est une véritable folie chez moi depuis un peu plus d’un an) c’est le truc qu’il fallait pas me dire. J’achète donc plein de petits trucs et des caissettes en papier et je me lance … Je passe toute une soirée à faire ces cupcakes. Sur une base de gâteau au yaourt parce que c’est la seule chose que je sais faire avec les palmier. Je fais la pâte, et comme mes caissettes sont minuscules, je passe une heure à les remplir, puis à les cuire en plusieurs fournées. J’en fais une centaine. Puis je les laisse refroidir pour pouvoir poser mon glaçage, rose évidemment. Et là ça se corse parce que passer du glaçage sur une centaine de petits gâteaux, c’est vraiment long. Et après, avant que le glaçage ne sèche, je pose des petites boules bleues en sucre.
Me voilà avec tous ces gâteaux pas très bons mais super jolis, très anglo-saxons.

Je tanne la stagiaire pour qu’elle me donne sa recette et puis je pars en vacances chez mes parents qui habitent une vieille maison à la campagne, dans un petit village en Aveyron, loin de tout, calme et apaisant. Je parle à ma mère de ma frénésie de gâteaux, et ça l’amuse beaucoup. Déjà en janvier, elle m’a offert une incroyable théière en forme de bouton de rose. Elle est vraiment magnifique, à l’anglaise. Je l’adore. Nous voilà toutes les deux à faire les magasins à la recherche de cranberries séchées, de tampons pour cookies qui impriment « home made » sur les biscuits, sur des moules à muffins en silicone, des caissettes, et des décorations. Je trouve les fameux petits coeurs et tant que j’y suis je prends aussi les étoiles. Et je trouve même des gants de chirurgiens roses. Et un grand miroir de sac rose avec inscrit « so girly ». Quel endroit merveilleux. Je veux aussi savoir faire les sablés des prés comme ceux de « bonne Maman », alors ma mère me donne sa recette de sablés, je trouve la recette des shortbreads, je tente mes premier smoothies … Bref, super vacances.

En revenant, je suis pas calmée : j’achète le tampon « home made », des caissettes magnifiques imprimées léopard et d’autres roses avec des pois argentés, et un moule à silicone rose pour minuscules muffins, presque des bouchées. Et je cherche activement la recette des muffins au coeur de nutella puisque la stagiaire me l’a toujours pas donnée. En attendant je fais des sablés, des sablés des prés pas très réussis. Et pourtant j’ai cherché des graines de tournesols en vain alors j’ai acheté un mélange de graines pour salade composé de graines de courge, de pignns de pains et de graines de tournesol. Mais comme je voulais uniquement des graines de tournesol, me voilà en train de séparer les trois différentes types de graines pour isoler le tournesol. je tente aussi les cookies aux cerises et chocolat blanc. Et puis je tente les fameux muffins au nutella sur la base d’une recette que j’ai trouvé sur le net. Et c’est une vraie réussite. Ils sont petits, moelleux, fondant, très jolis avec leurs coeurs sur le dessus.

Je refais des muffins, plus gros cette fois aux cranberries et chocolat blanc et au chocolat noir. Ils sont super moelleux ! Et carrément bons ! Je pense que la découverte des moules en silicone y est pour beaucoup, c’est génial, moi qui faisait toujours des muffins salés ou des cakes trop secs, et quand c’est sec, c’est dégueulasse.

Ce matin, la stagiaire qui s’en va à la fin de la semaine m’a donné un papier avec sa recette écrite dans ses moindres détails et de sa plus belle écriture. Elle est chouette, même si j’ai plus besoin de sa recette. Elle a pensé à moi et elle a même attendu que je revienne de vacances pour refaire ses muffins. Y a des gens assez charmants dans ce monde de crétins. Je vais garder ce papier, même si je continuerais à faire ma propre recette.

30 novembre, 2009

Les comédies polissonnes italiennes III

Classé sous Non classé — sede @ 22:27

Allez, hop, aujourd’hui lundi, je boucle ma trilogie de comédies italiennes avec le dernier film : LA PROF AU BAHUT (La Professoressa di scienze naturali) de Michele Massimo Tarantini. Toujours 1979 et toujours l’inénarrable Alvaro Vitali, qui s’appelle visiblement Peppino dans tous les films, quelque soit le rôle. La fille jolie que tout le monde souhaite voir à poil ici c’est Lilli Carati, un bel hybride entre Catherine Zeta-Jones et Isabelle Adjani bonne époque, qui a beaucoup côtoyé Joe D’Amato au début des années 80.

Lilli remplace une prof d’histoire naturelle accidentée, tous les élèves font des pieds et des mains pour voir sa culotte et l’espionner quand elle prend sa douche.

Un vrai ton en dessous des deux autres films, car il n’y a pas d’intrigue, à part quelques fausses histoires de mafia pour plaisanter, les gags sont moins nombreux, et la VF est un poil plus faible. Et il n’y a pas Lino Banfi. Mais il y a une scène de baston d’un boy-scout et des scènes de cul, dont une, particulièrement remarquable, avec vues sous-marines et la chute au ralenti d’une petite culotte jusqu’aux profondeurs de la Méditerranée…

C’en est donc fini de cette trinité de films de voyeurs et de gags scatologiques et de blagues sur les bonnes soeurs, sponsorisés par l’eau PEJO, présente tous les deux plans.

Je vais guetter d’autres titres sur Priceminister et dans les bacs …

29 novembre, 2009

Les comédies polissonnes italiennes II

Classé sous Non classé — sede @ 23:03

Alors que jeudi j’annonçais que j’allais me faire mes trois comédies italiennes rapidement, mais je n’ai regardé la deuxième que ce soir, dimanche.
J’ai choisi L’INFIRMIERE DU REGIMENT (L’infermiera nella corsia dei militari). Encore Mariano Laurenti, encore 1979, encore Lino Banfi et Alvaro Vitali, toujours les mêmes gags de gifles et de chutes, et plein de filles à poils bien sûr. Mais ici, ça se passe chez les fous et Nadia Cassini remplace Gloria Guida. Sinon, c’est « on prend les mêmes et on recommence ». Donc un peu moins plaisant que le premier, pas la même découverte, même si j’ai quand même assez ri à cette surenchère de gags et j’admire assez la science du remplissage de Mariano Laurenti. Pas une seconde n’est pas pleine, exploitée, utilisée pour un effet comique. Et toujours pareil, une VF vraiment irrésistible.

Et comme ça se passe dans un asile de fous (où se trouveraient deux tableaux de grande valeur que des méchants veulent récupérer en infiltrant une chanteuse/infirmière pour les retrouver), toutes les barrières déjà bien franchies dans L’Infirmière de nuit sont ici piétinées. Forcément qui dit asile dit fous très bizarres, et ici ils se prennent pour Napoléon ou Ginger Baker …

Et comme pour la superbe scène de radiateur dans L’Infirmière de nuit (le dentiste montait le chauffage pour que l’infirmière ait chaud et se désappe) avec tension dramatique de la hausse de chaleur et transpiration des protagonistes, on a droit ici à une superbe séquence de rêve érotique du médecin-chef (Banfi), où l’infirmière court et danse au ralenti dans un tissu vaporeux, poursuivie par le psychiatre une seringue à la main. La même infirmière que l’on peut apprécier en tailleur pantalon moulant rose satiné ou en combi « aérobique » dans son numéro de danse avec des garçons très gais déguisés en footballeurs US.

J’adore les comédies italiennes.
Vivement le troisième …

28 novembre, 2009

Les comédies polissonnes italiennes

Classé sous Non classé — sede @ 0:58

Ah ben voilà, ça y est, enfin un post sur le Z !!!

Je me rendais à un carrefour, un supermarché de banlieue pour acheter quelque chose à manger pour ma pause déjeuner quand je tombe sur un bac où des films sont bradés à 3.99€. Intéressant …
Et là je trouve trois comédies érotiques italiennes des années soixante-dix, faisant partie d’une collection sortie chez Bac Vidéo. Juste ces trois titres, en un seul exemplaire. Je les prends avec un Carpenter, et je me dis que c’est l’occasion de voir trois films très particuliers que le hasard a réuni entre mes mains. Je ne connais rien de ces films mais je me décide à les considérer comme un groupe que je dois visionner ensemble, très rapidement et les traiter tout aussi rapidement.
Me voilà rentrant chez moi en sortant du boulot avec mes trois films : en lisant derrière les jaquettes, j’avais opté dans l’après-midi pour L’INFIRMIERE DE NUIT (L’infermiera di notte) de Mariano Laurenti, de 1979. Une histoire de vieil oncle aventurier qui revient malade d’Afrique, qui est en fait un imposteur qui a pris l’identité de l’oncle mort pour dérober un diamant dans la famille d’un petit dentiste rondouillard et dégarni bien évidemment obsédé sexuel (Lino Banfi) qui engage une magnifique infirmière (Gloria Guida) pour veiller sur le malade.

Que dire ? Une heure et demie de gags les plus éculés : une cravate coincée dans la portière d’une voiture qui démarre, des spaghettis atterrissant sur la tête d’un client au restaurant, des allusions scatologiques gratuites bien sûr, un homme (l’assistant, Alvaro Vitali, très drôle) déguisé en femme qui se fait peloter, des acrobaties sur des balcons, les mauvaises manipulations du dentiste sur les patients, des glissades en tout genre etc …) s’enchainant à la vitesse de l’éclair, et alternent ou plutôt s’enrichissent de situations érotiques (déshabillages, sous-vêtements, voisine nymphomane) permettant de mater des fesses et des seins, tout ça dans une VF où les doubleurs sont complètement déchainés et avec des scènes de discothèque absolument inoubliables tout comme les dizaines de gifles extrêmement sonores qui partent en permanence.
Question néanmoins : l’infirmière et le fils du dentiste participent à un concours de danse qu’ils gagnent forcément, et la belle infirmière gagne le droit de chanter une chanson. Oui, bon, déjà, hein. Et là Gloria Guida se met à entonner un titre en italien pour boite de nuit. Et c’est insupportable pour les tympans ! Mais comment une fille aussi belle peut-elle chanter comme un routier bourré ? Toujours est-il qu’elle chante pendant trois minutes en combinaison rouge. C’était certainement prévu dans son contrat, à la Marilyn…

Toujours est-il que j’ai passé un très bon moment devant ce film, j’ai beaucoup ri, en fait j’ai juste vraiment adoré …
Du coup il me tarde de mater les deux autres.

Bon, là, c’est plus vraiment du Z, c’est ce que l’on peut appeler un film « au delà ». From beyond …

14 novembre, 2009

Les pâtes

Classé sous Non classé — sede @ 17:58

J’adore la bouffe italienne, et plus particulièrement les pâtes. J’en mange énormément, de toutes sortes, depuis des années. La première raison, c’est parce qu’il y a longtemps, et c’est encore un peu e cas encore, c’est que les pâtes, c’est pas cher, c’est suffisamment nourrissant pour suffire comme repas, et il existe des possibilités innombrables pour les cuisiner.

Au départ, comme tout le monde, je cuisine les recettes les plus basiques : bolognaise, carbonara ou simplement avec du gruyère et de la crème fraîche. Avec des spaghettis, ou des tortis. Pas comme le font les gens ou les brasseries, c’est à dire jamais en accompagnement d’un plat, toujours en base principale.

Voilà ce qu’il s’est passé : il existait des spaghettis très peu chers du genre 3 francs le kilo, donc j’en mangeais beaucoup, avec de la crème fraîche et du gruyère, au bout d’un moment c’est un peu lourd, surtout en été, et puis des spaghettis tous les soirs, au bout de plusieurs mois c’est lassant. Alors on change : pour le même prix, un kilo de macaronis, avec crème fraîche mais aussi coulis de tomate. J’aimais bien mélanger la crème fraîche froide et le coulis chaud dans mon assiette, ça donnait une belle couleur rose.

Et puis la découverte de l’huile d’olive à la place des traditionnels beurre et crème fraîche et la découverte des pennes. Là ça ouvre beaucoup de possibilités : herbes fraîches puis légumes, puis variation dans les pâtes, les assaisonnements, un renouvellement constant, une imagination sans cesse stimulée : aux noix et au jambon sec, à la ricotta avec les brocolis, asperges ou petits pois, la feta ou le chèvre frais avec pignons grillés et menthe fraîche, champignons crème et poulet grillé, roquefort, piment et ail, tomate basilic, roquette et tomates cerises, potiron, pancetta, haricots, pois chiches, thon, carottes, oignons et olives noires, trois poivrons, aubergines, courgettes feta, tomates olives noires, ciboulette, avec des conchiglione, orichietti, pipes, farfalles etc …
Toujours avec du pain et du vin. Tous les fromages, tous les légumes, toutes les herbes, tous les aromates et épices. Tout va avec les pâtes, c’est merveilleux. A chaque style de pâtes son assaisonnement, à chaque produit un autre style, d’autres couleurs, d’autres présentations, d’autres mélanges …
Une créativité sans limite … Pour tous les jours.

12 novembre, 2009

La Route

Classé sous Non classé — sede @ 23:40

Je suis en train de lire La Route de Cormac McCarthy. On me l’a conseillé, il paraît que c’est magnifique. En plus, le film sort dans deux semaines, alors ça me pousse à le finir avant de le voir, ou de trop en entendre parler. Je sors du roman de Cain, Mildred Pearce, qui est écrit sans style apparent, et dans lequel j’ai été plongée pendant plusieurs jours. Alors McCarthy, avec son très gros style, au début ça fait bizarre, mais je tenais vraiment à le lire surtout à cause du film. Quand un film sort adapté d’un livre que j’ai envie de lire, ça me pousse toujours à le lire en premier, très vite, parce que je préfère avoir l’oeuvre originale en premier. Sinon, je n’ai plus envie de lire le livre.
Le meilleur exemple pour moi est Le Seigneur des anneaux, livre tellement long et tellement typé pour moi que ça a été difficile de le lire. En 1995, je découvre ce livre : à cette époque, mon petit copain, qui l’a lu dix fois au moins et qui l’adore plus que tout, tente de me le lire. C’est bien, ça forge mes premières images du truc, mais je cale après Bree : trop long, trop de noms, trop de notions « bizarres » à assimiler. Puis je reprends l’année d’après, puis l’année d’après, et presque chaque année en automne, je le reprends et je cale presque à chaque fois à Rivendell. Et puis voilà que Peter Jackson prépare sa trilogie, et on en parle beaucoup et j’en discute avec mon petit copain qui me dit qu’il vaudrait mieux que je le lise avant de voir les films. Alors je reprends La Communauté de l’anneau, et je vais voir le film, puis je regarde la version longue en dvd et puis Les Deux tours, et je vais voir le film et je regarde la version longue en dvd, puis Le Retour du roi, et je vais voir le film et puis je me tape dans la même journée les trois films en version longue bout-à-bout. Et ce film m’accompagne et me passionne et je regarde tous les bonus, et je relis ce livre, et sans le côté extrémiste des fans de la première heure. Et aujourd’hui je travaille dessus d’une manière très très spéciale. Pour des raisons secrètes que je ne veux pas évoquer, au cas où…
Mais j’aime intensément cette oeuvre que j’ai eu du mal à appréhender pendant longtemps.

J’ai toujours aimé lire, comme je suppose tout enfant solitaire, et en plus je suis la dernière d’une fratrie de trois enfants alors j’ai toujours voulu « rattraper » mon « retard » vis-à-vis de mes ainés, plus extravertis et puis aventureux que moi. Je suis cela : une enfant solitaire, toujours avec l’impression que les autres en savent plus que moi, sont plus adaptés, plus normaux … Alors la lecture, comme le cinéma ou les jeux vidéos, c’et une manière de me plonger dans une ambiance, dans un imaginaire, de m’extraire du monde réel…
Lire, c’est se plonger pendant quelques heures, quelques minutes parfois dans un monde, dans des destins, c’est encore plus fort que le cinéma ou que les jeux vidéos d’une certaine manière …
J’ai des souvenirs extraordinaires liés à la lecture de livres. Parce qu’aussi c’est une activité principalement solitaire. Oncle Silas de Sheridan Le Fanu par exemple. Je ne sais pas si c’est un livre aussi extraordinaire que ça, en fait je ne peux pas réellement juger, mais le moment où je l’ai lu reste très fort. J’étais toute seule pendant deux ou trois semaines et je finissais mon mémoire de DEA pendant la journée. Systématiquement je me levais vers 8h30, je me faisais un bon expresso en allumant mon ordinateur et puis je travaillais. Le soir, je me couchais assez tôt et je prenais ce gros livre relié emprunté à la bibliothèque et je me mettais dans mon lit. J’ai passé 15 jours merveilleux, car je savais que quand j’avais fini de travailler, je retrouvais cette atmosphère de landes irlandaises et ces sensations un peu angoissantes.

Alors j’aime ça, et puis évidemment c’est ce qui m’a donné envie d’écrire, dans la vie, sur tout et n’importe quoi. Depuis très longtemps… Je devais avoir treize ou quatorze ans. C’est parallèle au sexe. Le besoin d’exprimer ce qu’on ressent, d’avoir conscience qu’on n’a qu’une vie, qu’on a envie de la vivre et de ressentir des choses, et que rien de tout ça n’est absurde, laid ou ridicule… parce qu’on le vit juste, et que c’est la seule chose qui est importante.
Une sorte d’existentialisme.
Walter Kaufmann décrit l’existentialisme comme  » le refus d’appartenir à une quelconque école de pensée, la répudiation de l’adéquation d’une quelconque croyance, et en particulier des systèmes, et une insatisfaction de la philosophie traditionnelle considérée comme superficielle, académique et éloignée de la vie. »

Toujours est-il que j’ai toujours écrit, enfin … ça fait 20 ans que j’écris et que je ne m’arrête jamais. Parce que j’ai du mal à exprimer mes sentiments autrement, alors en écrivant c’est plus facile. J’ai pas forcément envie d’être lue.
Je sais, ça peu paraître paradoxal pour quelqu’un qui est en train de raconter ça sur un blog, mais, là aussi, personne n’a le lien, on ne trouve pas le site même si on le cherche, donc finalement c’est très confidentiel. Si je fais des choses « publiques », c’est juste pour m’obliger à faire les choses parce que je peux être quelqu’un de très flemmard. Donc, je suis obligée de formaliser et de finir les choses : mes mémoires de maîtrise ou de DEA, lus à la hâte par deux trois professeurs d’universités, quelques articles non publiés ou publiés de manière très confidentielle, dans des livres, revues ou autres, au milieu d’autres gens et dans un cercle très limité. Car comme ça, ça me donne la possibilité de pouvoir m’exprimer librement, mais en même temps, j’ai cette contrainte de devoir mener les choses jusqu’à leur terme. J’aime me fixer des obligations, comme c’est le cas pour ce blog. Parce que malgré tout, si ça fait quelques jours que j’ai pas posté, alors je me dis que ça rime à rien, donc j’y vais. Et tout ce que j’écris part de ce processus là : fixer une légère contrainte pour être sûre de le faire, sinon ça reste dans un coin de ma tête et les mois s’écoulent sans que rien ne soit fait.

Et ça, ça m’angoisse, ça me rend triste même.

8 novembre, 2009

Mildred Pierce

Classé sous Non classé — sede @ 0:43

Il y a deux semaines, j’entamais la lecture du roman de James Cain, Mildred Pierce. Je l’ai fini il y a quelques jours et, comme promis, j’ai regardé ce soir le film réalisé par Michael Curtiz, adapté de ce roman. Je vais enfin pouvoir parler de Mildred Pierce !!!!
Le livre m’a beaucoup plu, il est de la même veine que la série Dexter dont j’ai regardé la première saison le week-end dernier, ou que le film District 9, que j’ai vu il y a quelques semaines. C’est-à-dire ces oeuvres très bonnes, qui, sans bouleverser votre vie, vous accompagne quelques heures, vous font passer un vrai bon moment, et sur lesquelles vous gardez un regard bienveillant presque toute votre vie. De telles oeuvres sont très rares quand on y pense, on souligne trop souvent les chef-d’oeuvres ou les nanars. On parle toujours des réussites magistrales et des ratages sans nom. Mais le produit moyen, de très bonne qualité, qui vous embarque dans son histoire et qui adoucit votre journée, ça c’est quelque chose d’indispensable. J’aime aussi ces oeuvres-là, ces standards.
Mais Mildred Pierce, je l’ai lu en raison des pie. Parce qu’elle fabrique des pie délicieuses et que c’est comme ça qu’elle arrive à gagner sa vie. Mais dans le film, ça n’est presque même pas évoqué. Mais mon propos et mon intérêt ici, ce n’est pas de faire un comparatif entre le film et le livre, mais plutôt de dire que j’ai passé un excellent moment -une grosse semaine- en compagnie de Mildred. Et que je ne l’ai lu qu’à cause des pie. D’ailleurs ça m’a inspiré des pie magnifiques au poulet et aux champignons, au boeuf et aux petits pois, etc … Bon, Mildred, elle fait plutôt des pie sucrées, en fait c’est ça, elle fait des tartes sucrées, du genre tarte citron meringuée ou des croustades. Bon, c’est génial, mais pour moi, une pie, c’est vraiment une tourte salée, très copieuse, très garnie, très nourrissante. En tout cas c’est dans ce sens que je fais mes pie depuis que je suis rentrée de HK. La recherche des pie les plus copieuses et hivernales qui soient.

Bref, bon moment Mildred Pierce. Très bien écrit c’est-à-dire sans qu’on ne sente jamais le style, jamais les effets, on se laisse complètement absorber par l’histoire et par les personnages. Je n’avais jamais lu Cain, mais j’avais vu des films dont il a fait le scénario ou dont il avait fait l’adaptation de ses propres bouquins. Assurance sur la mort de Billy Wilder, Le Facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett, La Griffe du passé de Jacques Tourneur …

6 novembre, 2009

Les petits festivals de cinéma

Classé sous Non classé — sede @ 22:50

La France compte un nombre incroyable de festivals de cinéma en tout genre, de toutes sortes, sur tous les thèmes dans les coins les plus paumés qui existent. De par mon métier, je participe à quelques-unes de ces bizarreries sympathiques -ou non d’ailleurs. Depuis deux ans que je fais mon métier actuel, je m’occupe de mon propre festival et je participe de manière diverse à ceux d’autres personnes. J’ai participé un dimanche d’octobre à un festival où je m’étais rendue déjà l’année dernière pour la première édition. Je suis allée présenter trois films. Comme ça faisait même pas 6 jours que j’étais revenue en France et que j’étais déprimée, ça a été une expérience assez bizarre. Je pourrais presque dire désagréable.
Au départ, j’aime pas forcément ça beaucoup, les festivals. J’ai moi-même une pratique du cinéma assez spéciale, pas très collective. Je suis de la génération vidéo, pas tellement grande salle. Et pourtant je reconnais le côté indépassable de la salle. Par exemple quand je suis allée voir District 9 au cinéma. J’ai adoré le film et je pense que de l’avoir vu en salle a permis au film de donner sa vraie grandeur, son ampleur. Les décors, l’absorption dans l’histoire, l’émotion. Mais je n’en fais pas une généralité. Tant de films peuvent se voir sur un petit écran.
Donc je ne fais pas du cinéma une expérience collective. Or, les festivals, c’est justement ça : des festivaliers qui se rencontrent, échangent, partagent… Moi ce n’est pas franchement ce qui m’excite dans le cinéma, car ça a toujous été pour moi une expérience solitaire, presque une activité qui me marginalisait. Pas du tout un truc de masse.

26 octobre, 2009

Retour à HK

Classé sous Non classé — sede @ 0:08

Et ben voilà, quand le ferry arrive à HK, alors qu’une heure avant on était à Macau, et bien on change vraiment d’univers. Retour dans l’air chaud et sale de HK, dans l’agitation, dans l’énergie. Bienvenue à HK, à pied, avec des kilomètres sur Canton Road… Tout ça parce que je préfère prendre le ferry à Tsim Sha Tsui que le métro… Notre hôtel, cette fois-ci, il est à Lan Kwai Fong, juste derrière Central sur l’île de Hong Kong, à Victoria. C’est un hôtel de standing, avec une belle vue sur la baie, au 23ème étage. On n’y reste que deux nuits, c’est très cher. De toute façon, après, on rentre en France. Le vendredi, je suis ravie de retrouver HK et j’ai pas du tout l’impression que je vais partir. Le samedi non plus d’ailleurs. Pendant deux jours, j’achète des fringues et on se balade dans les rues. Je découvre Soho un peu mieux et puis tous les bars à expats le samedi soir. Mais dimanche matin, en quittant l’hôtel, malgré un brunch anglais super, il se met à pleuvoir alors on se réfugie au Musée de la médecine, assez petit et vétuste où il n’y a pas de visiteur mais une pièce retient mon attention : c’est une pièce consacrée à Alexandre Yersin, un français d’origine suisse qui a isolé le virus de la peste à HK et a vécu presque toute sa vie en Orient (au Viet-Nam surtout où il est mort et où il est encore célébré). Il faisait partie de l’équipe Pasteur. C’est assez fascinant ce chercheur du début du siècle dans ce HK encore ancien, avec les vieilles lettres, les photos etc … J’ai pas envie de partir de cette ville dans laquelle je me suis sentie si bien. Je pourrais vivre à HK. Peut-être en 2011, si mon travail me le permet, si je suis assez motivée par une vie d’expatriée en Asie, à HK, à l’autre bout du monde. En tout cas, je meurs déjà d’envie d’y retourner.

25 octobre, 2009

Macau part 3 – Les casinos

Classé sous Non classé — sede @ 23:36

Le Vénitian de Macau, donc. Un casino gigantesque, énorme, presque monstrueux, dont tout l’extérieur est une réplique des façades des palais vénitiens. Le propriétaire est un américain (Sheldon Adelson) qui possède le même casino à Las Vegas. Cet hôtel casino est le plus grand hôtel d’Asie et le second plus grand dans le monde avec ses 3000 suites. Mais ce n’est pas qu’un casino et un hôtel, c’est une ville en soi : à l’intérieur, un centre commercial géant de 350 boutiques dans des ruelles refaites à l’identique de Venise, avec un faux ciel qui suit la vraie lumière du jour et la tombée de la nuit, des canaux avec des gondoliers sur lesquelles les couples montent pour se faire chanter O Sole Mio, et un stade pouvant accueillir 15000 personnes. Quelques affiches signalaient d’ailleurs la venue prochaine de deux immenses stars du tennis, les américains Pete Sampras et André Agassi, tous les deux retraités, retrouvant les courts pour une exhibition de rêve. Tout simplement incroyable !

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On se balade devant, il y a de la musique type Vivaldi, mais tout est un peu triste parce que c’est l’après-midi, que la golden week est terminée et que la zone est en totale construction (ça fait deux ans que le complexe est ouvert), tout pousse comme des champignons par temps de pluie à Macau.

Parenthèse : les chinois adorent les cochons : pour les manger bien sûr, j’ai déjà parlé de cette spécialité étrange de Macau, la peau de cochon caramélisée, mais aussi en représentation. Visiblement, ça n’a pas la même connotation que chez nous. Par exemple, c’est un signe astrologique, et puis il existe des colliers en or très gros dont la signification m’échappe un peu, mais dans le sens global semble être la richesse, l’abondance, la prospérité. Ce sont des gros pendentifs, mais alors très gros (les $ bling-bling, c’est rien à côté), avec une truie allongée et des petits porcelets suspendus à ses mamelles par des petits crochets. Et au Vénitian, il y avait un bar dehors, mais fermé à cette heure-là (quand on ressort, il est ouvert), avec à chaque table une petite lampe à huile dont le pied porte un cochon allongé en bronze.

Retour au Vénitian : on entre comme on veut, il n’y a aucun contrôle, juste un gars pour voir si on est majeur. Et là des tables de jeux à perte de vue dans la plus grande salle que je n’ai jamais vue de ma vie. Et des milliers de machines à sous. Au centre un escalier majestueux et un spectacle de danse de salon sur une piste qui appartient à un café. Trois couple qui dansent tout, de la valse au tango en passant par le chacha. Un des hommes est la copie conforme de Cristiano Ronaldo, en plus élancé, et danse avec beaucoup de conviction : il est très fort.

Puis on se balade dans ce centre commercial très factice mais magnifique. Moi j’adore ! On y reste quelques heures. C’est vraiment le luxe total !
On ressort en se disant qu’on va quand même aller au Lisboa ce soir. Le Lisboa, c’est cet hôtel casino en forme d’ananas géant et doré au centre de Macau, sur l’île principale. On prend n’importe quel bus qui nous ramène vers le centre, en passant sur un des trois ponts, tous éclairés de manière incroyable, maintenant qu’il fait nuit.

On repasse à l’hôtel, surtout que j’ai acheté une valise pour pouvoir transporter tous les trucs que j’achète depuis que je suis en Chine, et ce n’est pas fini …
Puis on va passer la soirée au Lisboa. On y entre tout aussi facilement qu’au Vénitian. L’endroit est -forcément- plus petit, changement d’ambiance par rapport à cet après-midi. Du luxe, toujours, mais plus ancien, plus européen.
Bon, à la place du spectacle de danseurs classes, il y a des danseuses style crazy horse, mais moi j’aime bien. On repère un bar/restaurant qui est à l’étage et permet d’avoir une vue dégagée sur la quasi-totalité de la salle. La vérité c’est que quand on passe devant, il y a fromages français qui nous font de l’oeil, surtout un roquefort. Oh merde, du roquefort, ça donne presque les larmes aux yeux. On s’arrête donc dans ce bar à vin pour manger du fromage avec du rouge. La serveuse essayait de tout bien prononcer : le roquefort, le camembert, le comté (j’ai aussi choisi un fromage italien bien coulant dont je ne me souviens plus le nom) et le vin, un Côtes-du-Rhône. Avec du pain et du raisin. LA classe ! Bon, le tout en toutes petites quantités bien sûr, et accompagné par les vocalises d’un chanteur de cantopop à son clavier.

Sur la cantopop : ça mériterait presque un article tiens. J’ai passé des heures devant la télé sur des chaînes de clip, et c’est vraiment très drôle parce qu’on comprend rien sauf si de temps en temps un refrain est en anglais ce qui est rare : du genre « arrêtes de m’appeler, c’est le mauvais numéro ». C’est vraiment ridicule, mais finalement pas plus que les boys band.

Ensuite je vais jouer aux machines à sous. Je suis déstabilisée, il n’y a pas de jetons etc, on met direct un billet ou sa carte bleue. Mais ils n’acceptent pas les billets de Macau, uniquement les Hong Kong dollars.
Le lendemain on repart en ferry. Retour à HK.

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